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J’approuve l’ONU qui rappelle à l’ordre la France, parce qu’elle n’a pas interdit la « fessée » !

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Par cette prise de position, je ne veux en aucun cas stigmatiser les Parents, parce que bien souvent ils en ignorent les conséquences. L’ignorance est souvent source de maltraitance. Et c’est le cas avec la soi-disant « fessée » qui ne fait pas «mal» !

Pour Olivier Maurel (1) : Elle peut avoir une efficacité à court terme. Les enfants souvent se soumettent, de peur de recevoir une nouvelle claque ou fessée. Mais à long terme, elle est contre éducative, car l’enfant apprend à obéir à la violence. Alors que l’objectif de l’éducation est de lui apprendre à intégrer des lois et des interdits, la fessée enfreint la règle d’or de la morale : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse. » Elle entre aussi en contradiction avec un autre principe, qui considère comme indigne de frapper un plus petit que soi.

En 2002, Elisabeth Gershoff, psychologue à l’université d’Austin au Texas, examine douze publications sur les conséquences de la fessée données à l’enfant. Elle montre ainsi le lien très clair entre la fessée et le risque pour l’enfant de devenir agressif, d’avoir un comportement antisocial et des problèmes psychologiques comme des troubles anxieux et dépressifs.

En 2010, C’est Catherine Taylor, de l’Université de la Nouvelle-Orléans, qui étudie 2461 mères qui donnent au moins deux fessées par mois à leur enfant de 3 ans. Elle montre qu’à l’âge de cinq ans ces enfants sont très agressifs : ils attaquent les personnes, détruisent leurs propres objets et ceux des autres, désobéissent, hurlent, provoquent et menacent… des études (1) qui concluent dans le même sens, je pourrais en citer beaucoup. 

Si 70 % des parents l’ont bien compris - selon les sondages référents des médias - ils en restent encore beaucoup trop pour ne pas agir ! La prévention est fondamentale, les conclusions des études sont concordantes et explicites. Si nous en doutions encore, rappelons-nous les faits divers qui fleurissent dans les médias : là, une femme violée ; ici, des enfants qui rackettent, ou qui « tapent » les enseignants – même à l’école maternelle – etc.

Pour nous persuader de la nécessité d’une interdiction à la violence éducative sous toutes ses différentes formes, physique ou psychique, réfléchissons à ce que Catherine Gueguen, médecin pédiatre à l’hôpital franco-britannique de Levallois-Perret, spécialisée dans le soutien à la parentalité, nous livre dans son livre : pour une enfance heureuse(3) : « une éducation par la contrainte, par la soumission aboutit aux effets contraires  de ce qui est attendu d’une éducation réussie : l’enfant en état d’insécurité est profondément angoissé, il doute de lui, perd son estime de lui-même, et des troubles apparaissent : agitation, agressivité, provocation, repli sur soi, dépression, et même suicide ».

Heureusement, une offre de formation éducative bienveillante se met de plus en plus en place dans la Vienne et permet aux familles de renforcer leur propre expérience par des connaissances nouvelles telles que le propose Vanessa Guignouard, (4) psychologue, dans son magnifique petit livre « l’éveil du bébé » ou encore Gilles Baube (5) qui propose des ateliers « Faber et Mazlish » (6) aux parents, professionnels.

Pour aller plus loin :

L’université Familiale de Châtellerault et sa région par son réseau « Ecologie Familiale » peut répondre aux questions que vous vous posez, par sa permanence hebdomadaire, le jeudi de 15h à 20h, notamment : « ce que nous apportent les neurosciences pour l’éducation bienveillante des enfants », et par des chroniques sur Styl Fm Neuville du Poitou, que vous pouvez écouter à partir de leur site internet ; également disponibles sur le site de l’association : uf-chatellerault.org ;

Tel : 06 11 83 89 54 ; mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

(1) Dossier « la fessée est contre éducative » par Catherine Legrand – 4 mars 2015 – LA CROIX -

(2) Etude conduite par Tracy Afifi professeur en sciences sociales à l’université du Manitoba –Canada porte sur 34653 personnes. Elle montre le lien entre les punitions corporelles (fessées, gifles) durant l’enfance et le développement chez l’adulte de troubles d’humeur, d’anxiété, d’addiction à l’alcool, aux drogues, de troubles de la personnalité …

(3) Pour une enfance heureuse, repenser l’éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau – éditions Robert Laffont.

(4) WWW.editions-duval.fr

(5) Être parents : l’apprentissage permanent NRCO du 30 décembre 2015 @ Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

(6) Parler pour que les enfants écoutent ; écouter pour que les enfants parlent – Aux éditions du Phare -

Guy PAILLIER

Président

Apprendre à comprendre et y trouver du plaisir : tout est là

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À tous ceux, Parents, Enseignants, Educateurs, Elus, qui s'intéressent à l'éducation des jeunes, je leur recommande de lire cet entretien. Philippe MEIRIEU analyse et propose dessolutions.

Elles méritent qu'on s'y arrête un instant.

Guy PAILLIER
Ancien directeur de Maison Familiale Rurale en Seine‐Maritime de 1964 à 1974 et
Président‐fondateur de l'Université Familiale de Châtellerault

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Honte à ces sites web, protégeons nos enfants

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En écoutant une chaine nationale de radio, le 13 novembre, j’ai été stupéfait d’apprendre que des adultes osent proposer à des enfants des sites de rencontres, sans aucun avertissement, ouvert à tous les abus : prédateurs sexuels, chantage à l’argent, rendez-vous secrets… !

Honte à ces adultes, honte à ces gens qui osent utiliser la curiosité et la naïveté des enfants pour les abuser.

Si j’interviens dans la presse, c’est pour alerter toutes les familles : grands-parents, parents, adolescents sur l’existence de ces sites de rencontres abominables à la portée de tous les enfants.

C’était une présidente d’une association de prévention contre ce type de harcèlement qui était invitée dans l’émission. Elle expliquait le fonctionnement de ces gens pour attirer des enfants, les convaincre de se déshabiller devant la caméra. Ils captent les images et font ensuite du chantage auprès des enfants… qui vont jusqu’à voler leurs parents pour payer les sommes qui leur sont demander ! Des rendez-vous, leurs sont aussi proposés. L’argent de ne leur suffit pas, chacun comprend ce qu’ils cherchent.

Parents : faites comme moi, tapez sur un moteur de recherche : « site de rencontres pour adolescents » ; vous serez surpris de voir la liste.

Comme moi, dénoncez ce genre de déviance malsaine, avertissons nos enfants et petits-enfants de ces dangers, parlons-en familles, mais mobilisons-nous contre ces pratiques odieuses pour protéger nos enfants.

PROTEGEONS NOS ENFANTS DES SITES INTERNETS MALSAINS

Deux outils essentiels dans l’accompagnement des mineurs sur internet et pour une meilleure prévention.

Pour toute question, information :

-       Le numéro net écoute (numéro vert) 0 800 200 000

Pour signaler directement en ligne les contenus illicites, choquants :

-       Le point contact : http://www.pointdecontact.net/

Un hommage à une merveilleuse profession... ENSEIGNER ! EDUQUER !

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Un jour, une prof demande à ses élèves de noter le nom de tous les élèves de la classe sur une feuille et de laisser un peu de place à côté de chaque nom.

Puis, elle leur dit de penser à ce qu'ils pouvaient dire de plus gentil au sujet de chaque camarade et de le noter à côté de chacun des noms. Cela pris toute une heure jusqu'à ce que tous aient fini et avant de quitter la salle de classe, les élèves remirent leur copie à la prof.

Le week-end, la prof écrivit le nom de chaque élève sur une feuille et à côté toutes les remarques gentilles que les autres avaient écrites au sujet de chacun.

Le lundi, elle donna à chaque élève sa liste.

Peu de temps après, tous souriaient.

« Vraiment ? » entendait-on chuchoter...

« Je ne savais pas que j'avais de l'importance pour quelqu'un !

« Je ne savais pas que les autres m'aimaient tant » étaient les commentaires que l'on entendait dans la salle de classe.

Personne ne parla plus jamais de cette liste. La prof ne savait pas si les élèves en avaient parlé entre eux ou avec leurs parents, mais cela n'avait pas d'importance. L'exercice avait rempli sa fonction. Les élèves étaient satisfaits d'eux-mêmes et des autres.

Quelques années plus tard, un élève tomba, mort au Vietnam et la prof alla à l'enterrement de cet élève.

L'église était comble. Beaucoup d'amis étaient là.. L'un après l'autre, ils s'approchèrent du cercueil pour lui adresser un dernier adieu.

La prof alla en dernier et elle trembla devant le cercueil.
Un des soldats présents lui demanda « Est-ce que vous étiez la prof de maths de Marc ? »

Elle hocha la tête et dit : « Oui »

Alors il lui dit : « Marc a souvent parlé de vous. »

Après l'enterrement, la plupart des amis de Marc s'étaient réunis.

Les parents de Marc étaient aussi là et ils attendaient impatiemment de pouvoir parler à la prof.

« Nous voulions vous montrer quelque chose. » dit le père de Marc et il sortit son portefeuille de sa poche.

« On a trouvé cela quand Marc est tombé à la guerre. Nous pensions que vous le reconnaitriez... »

Il sortit du portefeuille un papier très usé qui avait dû être recollé, déplié et replié très souvent.

Sans le regarder, la prof savait que c'était l'une des feuilles de la fameuse liste des élèves contenant beaucoup de gentilles remarques écrites à l'époque par les camarades de classe au sujet de Marc.

« Nous aimerions vous remercier pour ce que vous avez fait. » dit la mère de Marc « Comme vous pouvez le constater, Marc a beaucoup apprécié ce geste.

Tous les anciens élèves se réunirent autour de la prof.

Charlie sourit et dit : » J'ai encore ma liste. Elle se trouve dans le premier tiroir de mon bureau.»

La femme de Chuck dit : « Chuck m'a prié de la coller dans notre album de mariage. »

« Moi aussi, j'ai encore la mienne, » dit Marilyn « Elle est dans mon journal intime »

Puis, Vicky, une autre élève, prit son agenda et montra sa liste toute usée aux autres personnes présentes.

« Je l'ai toujours avec moi » dit Vicky et elle ajouta : « Nous l'avons tous gardée.»

La prof était si émue qu'elle dut s'asseoir et elle pleura. Elle pleurait pour Marc et pour tous ses amis qui ne le reverraient plus jamais.

Dans le quotidien avec les autres, nous oublions trop souvent que toute vie s'arrête un jour et que nous ne savons pas quand ce jour arrivera.
C'est pourquoi, il est important de dire aux personnes, que l'on aime et qui nous sont importantes, qu'elles sont particulières et importantes.

Dites le leur avant qu'il ne soit trop tard.

 

J’arrête de faire le « con » ... et toi ?

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Comédie éducative en 3 actes

Je dédie cette pièce aux enfants, parents, grands-parents, familles, professionnels qui souffrent ou ont eu à souffrir de la violence.

Je l’ai écrite pour sensibiliser, chacun d’entre nous, aux conséquences destructrices que la violence engendre : blessures du corps, de l’âme, crimes odieux… et tout ce que les silences... ne nous disent pas...
Sans compter que le mal vivre ensemble, destructeur des valeurs humaines pour lesquelles tant d’hommes sont morts pour les conquérir, rampe dangereusement.
C’est à chacun de nous de prendre ses responsabilités.

Remerciements à :

Dany, François, Betty, Aline, Gérard, André, Geneviève, Catherine, Jean-Claude, Marie-Claude, Michel, qui ont été de précieux conseillers.
Je les embrasse affectueusement.

Guy Paillier


PREVENIR LA VIOLENCE : POURQUOI ?

Parce que :

200 000 collégiens
se disent victimes de harcèlement. (1)

29% des élèves
ont subi des moqueries parce qu’ils répondaient correctement à un professeur. (1)

11,7% des enfants
sont victimes de violences physiques et verbales. (1)

79% des parents
ont peur que leurs enfants se fassent racketter ou agresser. (2)

76% des parents
craignent qu’ils aient  de mauvaises fréquentations. (2)

Sources de ces affirmations :

(1) Ministère de l’éducation nationale - Enquête bisannuelle « victimisation » 2011  (R. DAMORET /  REA)

(2) IPSOS : « Etre parents en 2011... »

Parce que :
La chronique des faits divers est éloquente.
Si vous regardez le 20 heures...

Une épouse battue...

Un patron qui humilie ses salariés...

Une élève agressée... une première fois, puis une seconde...

Une autre élève maltraitée parce qu’elle refuse une demande de fellation...

Une grand-mère, ligotée chez elle par des voyous qui prennent son argent...

Etc


Synopsis :

Aline rentre de son travail avec son fils Benoît.

Lucie, sa fille ainée, revient du collège en criant : « c’est une conne ! Elle va me le payer ! »

Affolée, Aline appelle sa mère au téléphone. S’ensuit une série de faits divers...

La principale d’un collège apprend que des faits de violence viennent de se produire sur deux élèves de son établissement. Afin d’envisager une sanction pour l’auteur, elle décide de convoquer une commission un peu…originale. Elle invente une nouvelle procédure pour sanctionner l’élève agresseur. Elle fera appel à la responsabilité d’un parent, au bon sens d’un citoyen, au professionnalisme d’un éducateur, à l’expérience d’un enseignant.

Parallèlement, quatre élèves sont chargés de réfléchir à la prévention de la violence. Démagogie ou pas, les élèves jouent le jeu… et découvrent des convictions !

Arriveront-ils à se mettre d’accord ?

L’agresseur, arrêtera-t-il vraiment de faire le « con » ?

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