Communiqués

Allo Parents

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Pour rappel, la plateforme « Allo Parents Poitou-Charentes » est ouverte du lundi au vendredi de 12h à 19h depuis le 1er septembre 2014, cette plateforme téléphonique régionale de soutien à la parentalité permet aux parents qui appellent le numéro vert gratuit* 0 800 407 144 d’être écoutés, renseignés et orientés si nécessaire.

Financée par le Conseil Régional du Poitou-Charentes, cette plateforme est coordonnée par l’Union Régionale des Associations Familiales (URAF) Poitou-Charentes et les quatre  Unions Départementales des Associations Familiales (UDAF) de la Charente, de la Charente-Maritime, des Deux-Sèvres et de la Vienne.

Trois réseaux se sont mobilisés pour être présents au numéro vert :
- l’Union Régionale des Centres d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (URCIFF), les Centres d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) de la Charente, de la Charente-Maritime, des Deux-Sèvres et  de la Vienne
- l’Association Française des Centres de Consultation Conjugale (AFCCC)
- les UDAF précédemment citées.

L’équipe de professionnelles écoutantes est pluridisciplinaire : des psychologues cliniciennes, des médiatrices familiales, une juriste, une conseillère en économie sociale et familiale et une assistante sociale assurent les permanences.

Pour plus de renseignements :
Courriel : universite.familiale @ gmail.com

Écoutons ce que les enfants ont à nous dire

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Rapport UNICEF – (Résumé)

Télécharger le rapport complet sur le site de l'UNICEF

En tout, 11 232 enfants et adolescents ont répondu (dont 62 % pour les 12-18 ans). Cette consultation d’ampleur a remporté un vif succès. Le défi de la significativité statistique

L’UNICEF France souhaite aujourd’hui attirer l’attention sur cette population d’adolescents parfois malmenée, trop souvent incomprise et trop vite jugée. Nous avons tous un véritable devoir de réassurance vis-à-vis de ces jeunes. Nous nous devons de les écouter, de les accompagner vers cet âge adulte vers lequel ils avancent avec un mélange d’envie et d’appréhensions. Attention, vigilance et prévention doivent être au cœur de nos réflexions et de nos actions en leur direction. Ainsi, nous nous rendrons compte à quel point écouter ce que disent les enfants et les adolescents apporte des éléments essentiels à la mesure de leurs besoins. Et, à les écouter attentivement, le simple besoin de protection et de reconnaissance pourrait bien prendre la tête du classement.

Des enfants informés de leurs droits

Le premier constat que l’on peut faire est que les enfants qui ont répondu sont globalement bien informés de leurs droits : 89 % savent avoir des droits, 95 % savent avoir droit à une famille, à être entourés et protégés et 94 % savent qu’un enfant doit avoir accès à l’éducation et ne pas devoir travailler comme un adulte. Tout en restant modestes, on peut penser que le plaidoyer pour le respect des droits de l’enfant, devenu plus courant dans la société française au cours des dernières années, porte peu à peu ses fruits auprès des premiers intéressés. Soulignons toutefois que la connaissance des institutions est loin d’être aussi généralisée. Si 93 % savent ce qu’est un maire et 80 % qui est le maire de leur ville, pour autant seuls 63 % seulement disent savoir à quoi sert un conseil municipal. J’ai des droits Analyse statistique

8 enfants sur 10 respectés au quotidien

87 % d’entre eux affirment qu’ils sont respectés par les adultes (et 83 % par les autres enfants et jeunes) dans leur quartier ou leur ville quels que soient leur couleur, leur religion, leur culture ou leur physique. 91 % répondent également positive- ment au même type de question quand elle est posée en référence aux adultes à l’école, et 85 % quand elle est posée en référence aux autres enfants et jeunes dans le même lieu. 80 % considèrent que leurs droits sont respectés dans leur quartier ou leur ville. On pourrait donc dire que globale- ment entre 80 et 90 % environ des répondants se considèrent respectés dans leur vie quotidienne.

Égalité filles/garçons et participation : peut mieux faire

51 % seulement des jeunes qui ont participé à la consultation disent qu’ils peuvent donner leur avis sur les décisions prises pour le fonctionnement de leur école et 48 % sur le fonctionnement de leur centre de loisirs ou accueil jeunesse. Ils ne sont aussi que 41 % à

affirmer qu’ils peuvent dire ce qu’ils pensent aux élus du Conseil municipal sur leur quartier ou leur ville et 40 % à indiquer qu’il existe un Conseil municipal d'enfants ou de jeunes auquel ils peuvent participer. Enfin, ils ne sont pas 35 % à indiquer qu’ils connaissent

L’institution du Défenseur des droits. Un pourcentage tout de même très élevé par rapport aux dernières enquêtes réalisées par l’UNICEF France et la TNS à l’occasion des 20 ans de la Convention internationale des droits de l’enfant1.

Internet et réseaux sociaux se démocratisent…

Nous vérifions que

64 % des répondants disent utiliser un ordinateur et Internet pour savoir ce qui se passe dans leur quartier, leur ville, leur pays ou dans le monde,

67 % communiquent par mail ou par chat avec leurs amis grâce à inter- net

63 % appartiennent à un ou plusieurs réseaux sociaux (Face- book, Twitter…).

Notons ici que la proportion d’utilisateurs des réseaux sociaux croît avec l’âge : elle est de 31,6 % pour les moins de 12 ans et de près de 90 % pour les 15 ans et plus.

Autant dire qu’elle correspond à une norme pour les adolescents. Ne pas avoir de liens numériques peut être considéré comme un signe de marginalité. Notons aussi que les filles sont proportionnellement plus nombreuses que les garçons à être connectées à des réseaux (66,6 % contre 58,3 %), en particulier à partir de 12 ans. Parmi l’ensemble des enfants et adolescents qui utilisent les réseaux,

32,5 % ont plus de 300 contacts,

17,3 % entre 200 et 300,

20,5 % entre 100 et 200,

14,2 % entre 50 et 100

15,5 % en ont moins de 50.

Autant dire que la sociabilité par internet est devenue une des formes courantes de la vie des enfants et des adolescents. Nous avons pu vérifier que le nombre de contacts augmente avec l’âge (42,3 % des jeunes de 15 et plus ont plus de 300 contacts, contre 11,6 % pour les moins de 12 ans) et que les garçons en ont un peu moins que les filles (18 % des garçons en ont moins de 50, contre 13,8 % pour les filles).

Mais la vigilance est de mise.

Notons aussi que celles et ceux qui appartiennent à des réseaux sociaux ne sont que 35 % à estimer qu’ils se sentent très valorisés par ces contacts. 15 % considèrent qu’ils sont valorisés, mais de façon insuffisante, 30 % ne se sentent pas vraiment valorisés et 12 % pas du tout. Ces résultats

Soulignons ici que 13 % des répondants affirment avoir déjà été agressé ou harcelé sur internet ou sur les réseaux sociaux. 34 % voient des images sur Internet ou à la télévision qui les choquent ou leur font peur et 41 % regardent des émissions réservées aux adultes ou qui ne sont pas adaptées à leur âge. Ils sont 19 % à affirmer qu’ils utilisent l’ordinateur et internet avec un adulte à leur côté.

Ces résultats devraient militer en faveur d’une plus grande vigilance des parents et de la société en général à l’égard des enfants et des adolescents sur les usages potentiellement dangereux de ces nouveaux supports de connaissance et de communication. Une attention particulière sur le climat familial et la sécurité. Plusieurs questions sur la vie familiale ont été ajoutées dans le questionnaire de 2014. Elles concernent les relations entre parents et enfants. 91 % des répondants affirment qu’ils peuvent compter sur leur mère et 82 % sur leur père. 82 % considèrent qu’ils se sentent valorisés par leur mère et 74 % par leur père. 85 % jugent qu’il est facile de parler avec leur mère et 74 % avec leur père. Ces résultats pourraient laisser entendre que le climat familial des répondants est globalement satisfaisant, mais il faut se préoccuper des formes de difficultés familiales que peuvent éprouver celles et ceux qui ont répondu par la négative à l’ensemble de ces questions, ce que nous développerons un peu plus avant. Notons aussi que 45 % des répondants ont indiqué que leurs relations avec leur mère sont parfois tendues et 43 % avec leur père. Enfin, si 76 % des répondants disent savoir vers qui aller pour trouver de l’aide dans leur quartier ou leur ville en cas de danger ou si quelqu’un leur fait mal et si 79 % admettent qu’ils peuvent facile- ment y rencontrer des amis pour jouer ou discuter, ils sont 29 % à reconnaître qu’il y a de la violence dans leur quartier ou leur ville et 30 % à affirmer qu’ils sont entourés près de chez eux d’enfants ou des jeunes qui peuvent leur faire mal. 59 % considèrent qu’il y a beaucoup de circulation dans leur quartier ou leur ville, mais ils sont 82 % de l’ensemble des répondants à s’y sentir malgré tout en sécurité. Analyse statistique

Une attention particulière sur le climat familial et la sécurité

Les relations entre parents et enfants. 91 % des répondants affirment qu’ils peuvent compter sur leur mère et 82 % sur leur père. 82 % considèrent qu’ils se sentent valorisés par leur mère et 74 % par leur père. 85 % jugent qu’il est facile de parler avec leur mère et 74 % avec leur père.

Notons aussi que 45 % des répondants ont indiqué que leurs relations avec leur mère sont parfois tendues et 43 % avec leur père. Enfin, si 76 % des répondants…

Ils sont 29 % à reconnaître qu’il y a de la violence dans leur quartier ou leur ville et 30 % à affirmer qu’ils sont entourés près de chez eux d’enfants ou des jeunes qui peuvent leur faire mal.

L’école remplit sa mission pour 9 enfants sur 10...

Le cadre scolaire ne semble pas oppressant pour la grande majorité des répondants : 86 % s’y sentent en sécurité. L’école semble aussi être le lieu de l’apprentissage de la cordialité dans les échanges : 93 % disent y apprendre à respecter leurs camarades et les adultes. On serait donc tenté de dire que l’école remplit parfaitement sa mission pour neuf enfants sur dix. En revanche, certaines conditions sont sources de pénibilité pour une frange non négligeable d’entre eux. Ils sont, par exemple, 72 % à avouer que leur journée est trop longue et qu’ils sont fatigués dans l’après-midi. 30 % signalent qu’ils mettent plus d’une demi- heure pour se rendre à l’école le matin. 71 % pratiquent régulièrement une activité sportive encadrée en dehors des cours et 51 % une activité culturelle ou artistique.

Mais elle est un lieu de peur et de harcèlement.

Des résultats sont aussi assez préoccupants : 39 % des répondants disent qu’ils peuvent être harcelés ou ennuyés par d’autres enfants ou jeunes et 27 % avouent que des adultes leur font peur. On peut aussi estimer faible la proportion de 52 % des répondants qui disent pouvoir confier leurs ressentis et raconter leur problème à un adulte qu’ils apprécient au sein de leur établissement scolaire, tant ce recours semble devoir être une garantie minimale pour chacun. Enfin, 69 % des répondants disent qu’il leur arrive quelquefois d’être angoissé de ne pas réussir assez bien à l’école, ce qui traduit cette culture du classement et de la compétition scolaire que les spécialistes jugent trop répandue en France comparativement à d’autres pays.

Équilibre alimentaire pour 8 enfants sur 10

Un accès aux soins très disparate selon les spécialités

Des adolescents touchés par la souffrance et les pratiques addictives


20 % d’entre eux reconnaissent fumer, 24 % consommer de l’al cool et avoir été en situation d’ivresse, 33 % avoir été sollicités pour consommer de la drogue et 9 % pour en diffuser,

19 % en ont déjà consommé et 12 % fume du cannabis. Il est à noter également que 38 % d’entre eux affirment pouvoir se procurer facilement de l’alcool dans les commerces.

La prévention contre le risque du SIDA n’est pas non plus parfaite : 70 % déclarent qu’ils peuvent obtenir de l’aide et des conseils de professionnels de santé à propos des maladies sexuellement transmissibles et du VIH/SIDA et 59 % qu’ils peuvent facilement se procurer des préservatifs sans question financière

Enfin, point important 28 % des répondants reconnaissent qu’il leur est déjà arrivé de penser au suicide et 11 % qu’ils ont tenté de se suicider.

Les privations du quotidien

17,3 % des enfants et adolescents ayant participé à la consultation sont en situation de privation

La proportion de filles en situation de privation est supérieure à celle des garçons (18,3 % contre 15,9 %). La privation croît également globalement selon l’âge (12,7 % pour les enfants, 15,7 % pour les préadolescents et 24,1 % pour les adolescents).

La privation est exprimée plus fortement par les enfants et adolescents participants vivant dans une famille monoparentale (26,8 %) ou une famille recomposée (20,6 %), que par ceux qui vivent avec leurs deux parents (14,8 %). Enfin, les enfants et adolescents

Des difficultés d’intégration sociale

Ce que nous disent les enfants et les adolescents à travers la consultation confirme que vivre en situation de privation constitue pour eux un facteur de risque de vivre en même temps des expériences de difficulté d’intégration

Les dimensions de la souffrance :

1 - Les difficultés familiales


11 % des enfants et adolescents disent qu’ils ne peuvent pas compter sur leur père et 4,2 % sur leur mère Le sentiment de ne pas pouvoir compter sur son père ou sur sa mère augmente de façon significative avec l’âge. Les enfants et adolescents sont pourtant près de 17 % à ne pas se sentir valorisés par leur père et près de 10 % par leur mère

Ce manque de reconnaissance croît également avec l’âge : 23 % des 15 ans et plus ne se sentent pas valorisés par leur père contre 12 % pour les moins de 12 ans.

41,4 % des répondants affirment avoir des relations parfois tendues avec leur père et 42,7 % avec leur mère

Il apparaît nettement que les tensions familiales surviennent plus fréquemment dans les ménages qui cumulent déjà plusieurs difficultés : l’absence de l’un des parents, la recomposition familiale, la privation matérielle et l’insécurité du cadre de vie. Les inégalités entre les enfants apparaissent donc de façon frappante dans la sphère des relations familiales

2 - L’expérience de la discrimination

Parmi les enfants et adolescents, près de 6 % se sentent discriminés dans leur quartier et leur ville par les adultes et 8 % par les enfants et les jeunes

3 - L’expérience du harcèlement

Plus d’un tiers des répondants déclare pouvoir faire l’objet de harcèlement ou être ennuyé à l’école par les autres enfants et adolescents

Il n’existe pas de différence significative entre les garçons et les filles. En revanche, les moins de 12 ans sont nettement plus souvent concernés que les autres : 38,6 % contre 32,7 % pour les préadolescents et 31,3 % pour les adolescents. Les répondants vivant dans la privation (47,2 %) ou dans un quartier insécurisant (45,7 %) sont, eux aussi, bien plus nombreux à faire l’expérience du harcèlement. Tout se passe ainsi comme si les enfants et adolescents fragilisés à l’extérieur de l’école pouvaient devenir la cible privilégiée vers laquelle se tournent les autres enfants et adolescents dans l’enceinte scolaire pour y exercer leur domination. Un autre type de harcèlement

Un autre type de harcèlement mérite notre attention en raison de son développement récent. Il s’agit du harcèlement sur les réseaux sociaux. 12,5 % des répondants affirment avoir été harcelés ou agressés sur internet ou sur les réseaux sociaux

4 - L’insécurité et l’angoisse à l’école

Près de 8 % se sentent en insécurité à l’école et 24 % disent que des adultes leur font peur à l’école Dans ce contexte de compétition, l’angoisse de ne pas réussir assez bien est réelle pour une frange importante des élèves, puisque 45,1 % des répondants ont affirmé éprouver un tel sentiment.

Nous vérifions seulement que les élèves qui ont des difficultés en dehors de l’école éprouvent plus fréquemment ce sentiment que les autres.

5 - La souffrance psychologique

On peut estimer que quatre enfants et adolescents sur dix éprouvent un sentiment de tristesse ou de cafard, qu’un quart traverse des phases d’apathie et que trois sur dix perdent parfois confiance en eux.

Il est frappant :

1) ceux qui connaissent la privation sont les plus exposés à la souffrance psychologique,

2) le fait de vivre dans un quartier insécurisant entraîne aussi une propension plus élevée à faire l’expérience des trois formes de souffrance,

3) les enfants et adolescents vivant en famille monoparentale ou en famille recomposée souffrent plus que ceux qui vivent avec leurs deux parents,

4) les filles sont, dans les trois cas, nettement plus touchées que les garçons,

5) la souffrance augmente toujours selon l’âge pour atteindre son maximum dans la tranche des 15 ans et plus.

36,3 % des jeunes ayant participé à la consultation peuvent être considérés comme en souffrance

Au total, la souffrance psychologique s’explique, on le voit, par des difficultés de relation aussi bien dans la sphère familiale que dans la sphère scolaire ou élective, et il apparaît de façon claire que ces difficultés sont cumulatives.

Les adolescents et le suicide

Sur les 5 161 adolescents qui ont répondu à ces deux questions, 1 624 ont affirmé avoir déjà pensé au suicide (804 oui vraiment, 815 oui plutôt), soit au total 31,5 % et 621 disent avoir déjà tenté de se suicider (387 oui vraiment et 238 oui plutôt), soit au total 11 %.

Enfin, penser au suicide est nettement plus fréquent chez les adolescents en situation de privation (42,5 % contre 24,3 %) et chez les adolescents qui vivent dans un quartier insécurisant (41,4 % contre 24,9 %).

La tentative de suicide

Les idées suicidaires concernent toujours davantage les filles que les garçons (1,38 fois plus). En revanche, ni l’âge ni le type de famille n’apparaissent plus significatifs. Les tensions avec le père ou avec la mère constituent encore des effets significatifs (1,61 fois plus de risque en cas de tensions avec le père, 1,44 fois plus en cas de tensions avec la mère).

Les adolescents et les conduites à risque :

1 - La consommation d’alcool et l’état d’ivresse


À partir de 15 ans que la consommation d’alcool augmente considérablement (41,4 % contre 7,5 % pour les 12-14 ans). Cette consommation est associée à un rite de passage. Elle correspond à l’entrée au lycée et à la fréquentation plus régulière de lieux de sociabilité où l’alcool est souvent présent. La consommation d’alcool touche plus fréquemment les adolescents qui vivent dans une famille monoparentale ou une famille recomposée, les adolescents en situation de privation et ceux qui vivent dans un quartier insécurisant.

2 - La consommation de drogue

Comme pour la consommation d’alcool, les garçons consomment légèrement plus de drogue que les filles (20,7 % contre 18,7 %) et c’est également surtout à partir de 15 ans que ce type de consommation augmente fortement (31,9 % contre 7,4 % pour les préadolescents

Le fait de vivre dans une famille monoparentale ou une famille recomposée est significatif (respectivement, 1,47 et 1,52 fois plus). Vivre dans la privation augmente aussi le risque de consommer de la drogue (1,21 fois plus), de même que vivre des tensions avec son père (1,42 fois plus) et des tensions avec sa mère (1,27 fois plus). Le harcèlement sur les réseaux sociaux est un facteur explicatif très significatif (1,94 fois plus).

Une souffrance relationnelle qu’il faut entendre

1 - Le processus de disqualification sociale des plus démunis se confirme


Ce rapport montre que 17 % environ des enfants et des adolescents peuvent être considérés en situation de privation en termes de niveau de vie.

De façon très significative, le fait de vivre dans la privation affecte les quatre dimensions de l’intégration que nous avons défi nies : non seule- ment l’intégration familiale, mais aussi l’intégration à la vie du quartier, l’intégration scolaire et l’intégration à la vie de la collectivité.

2 - La faiblesse des liens à l’entourage induit un grand malaise

La famille est souvent associée à un cocon protecteur. Elle est considérée comme le lieu dans lequel il est possible de trouver le réconfort face aux difficultés de la vie quotidienne. Pourtant, les problèmes des enfants et des adolescents naissent, dans certains cas, dans la famille.

3 - L’école source de difficultés relationnelles et d’angoisse

La proportion de ceux qui disent pouvoir être harcelés ou ennuyés par d’autres enfants ou adolescents atteint plus d’un tiers d’entre eux. Près d’un quart des répondants se sentent en insécurité à l’école. Ils ont peur de certains adultes. Rappelons aussi que 45,1 % de ces jeunes se sentent angoissés de ne pas réussir assez bien à l’école, proportion qui augmente de façon sensible pour les enfants et adolescents défavorisés.

4 - Un éclairage sur les facteurs explicatifs du malaise…

On peut estimer à un tiers la proportion des enfants et adolescents concernés par la souffrance psychologique. Parmi les facteurs explicatifs, outre les variables de contrôle comme le sexe, l’âge et le type de famille, il faut souligner les tensions avec le père ou la mère, mais aussi le harcèlement à l’école ou sur les réseaux sociaux, les problèmes d’adaptation au système scolaire et l’absence d’amis dans le quartier ou sur qui pouvoir compter. Autrement dit, la souffrance psychologique prend sa source dans les carences relationnelles aussi bien dans la sphère des proches (famille, amis) que dans le cadre de l’école.

...du suicide et des comportements addictifs.

Les facteurs explicatifs sont approximativement les mêmes. Mettons d’ailleurs le doigt sur le facteur déclencheur statistiquement le plus fort de la tentative de suicide : le harcèlement sur les réseaux sociaux.

Enfin, d’après notre étude, il est possible d’envisager des liens directs entre souffrances psychologiques, problèmes relationnels dans le cadre familial ou scolaire et conduites à risque des adolescents (consommation d’alcool ou de drogue).

5 - Écouter pour prévenir et accompagner

Cela tend à pousser la réflexion vers une multiplication des lieux d’écoute et une mise en place de formes d’accompagnement social plus denses et plus diversifiées.

"Grandir pour trouver sa juste place, rien que sa place mais toute sa place" par le Dr. Catherine Dolto, haptopsychothérapeute


Un relatif confort matériel mais une immense solitude, des vies intimes fragilisées par l’insécurité affective ou sociale

Notre responsabilité en tant qu’adultes accueillants

Ce qui ressort avec évidence c’est la plus grande souffrance des filles et des enfants vivant avec un seul parent ou dans une famille recomposée et, bien sûr, l’incidence de la précarité matérielle qui s’accroît au moment de l’adolescence. Mais tout le reste compte aussi, beaucoup

Ce n’est pas du modèle familial que naît la souffrance

Il n’y aura pas de retour en arrière, les couples vont continuer à se séparer et les familles à se recomposer, de nombreux enfants vont continuer à vivre seuls avec un parent. Le plus souvent une mère, en situation précaire. Nous avons tellement banalisé ces modes de vie qu’il est maintenant considéré comme ringard de valoriser une famille unie rassemblée sous le même toit. C’est oublier que du point de vue des enfants rien de tout cela n’est banal et qu’ils payent un lourd tribut en souffrance psychoaffective à ces nouvelles manières qu’ont les adultes de chercher un bonheur, toujours espéré, souvent différé. Dans l’histoire de l’humanité, les manières d’organiser les liens familiaux sont multiples comme l’a magistralement montré Maurice Godelier1 Ce n’est donc pas du modèle familial lui- même que naît la souffrance, mais de la manière dont il est vécu et regardé par la société et par les tensions, l’isolement et la solitude qu’il génère

Repenser notre manière d’accueillir ce trésor

Nous avons collectivement à repenser, et de manière urgente, notre manière d’accueillir et de scolariser ce trésor que représentent les jeunes de moins 9 mois à 25 ans.

C’est toute notre façon de les considérer, notre manière d’être face et avec eux, dans nos tâches de transmission et d’éducation comme dans nos gestes les plus quotidiens, qu’il s’agit d’infléchir. Soutenir matérielle- ment les familles monoparentales, mais surtout créer des systèmes d’entourage, d’échanges et de soutien

Vivre ensemble pour faire société est un beau projet

L’internet qui peut être source d’angoisse et de harcèlement est aussi un formidable moyen pour développer les réseaux de lien et d’entraide. L’isolement est le premier dommage, quand il se vit dans un quartier insécurité, dans la crainte de l’échec scolaire et la peur de l’avenir, le cercle vicieux enferme l’enfant dans un sentiment d’impuissance.

Nous, adultes, tous, individuellement et collectivement, devrions tendre à devenir capables de montrer aux jeunes que vivre ensemble pour faire société est un beau projet. Partager, échanger, se consoler les uns les autres face à la difficile condition humaine, c’est un but qui donne sens à une vie. Le sens est un bon antidépresseur. 1 Métamorphoses de la parenté

Résumé par l’Université Familiale de Châtellerault

24 septembre 2014

Reprise des activités de l'université familiale

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Ecologie familiale, conflit, communication, addictions des ados et économies d'énergies à la maison seront les thèmes de nos prochains débats...

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UF - 32ème Rendez-Vous avec la CAF

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5 Juin 2014 - POITIERS

Relations "ados­ adultes : les nouvelles inquiétudes par le Professeur : Daniel MARCELLI.
Albert Camus disait : mal nommer les choses, c'est ajouter du malheur !
Daniel MARCELLI, Professeur de pédopsychiatrie et écrivain, n'en a pas ajouté lors de sa conférence. Bien au contraire, il n'a eu de cesse de dédramatiser et d'apaiser les inquiétudes des parents, en sachant nomme r les "choses".
L'objet de ce compte-rendu, n'est pas de transcrire intégralement les propos tenus par Daniel MARCELLI, mais simplement vous transmettre ce que j'ai retenu d'important pour les parents.

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Parlons familles, comment faire face au « Burn out » ?

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Le syndrome d’épuisement professionnel est une maladie caractérisée par un ensemble de signes, de symptômes et de modifications du comportement en milieu professionnel. Des modifications morphologiques, fonctionnelles ou biochimiques de l’organisme du sujet atteint sont observées dans certains cas. Le diagnostic de cet état de fatigue classe cette maladie dans la catégorie des risques psychosociaux professionnels et comme étant consécutive à l’exposition à un stress permanent et prolongé. Ce syndrome est aussi nommé burn out. Herbert J. Freudenberger, psychanalyste et praticien, s’est  rendu compte que les gens sont parfois « victimes d’incendie ». Sous la tension, produite par la vie dans notre monde complexe, leurs ressources internes en viennent à se consumer comme sous l’action des flammes, ne laissant qu’un vide immense à l’intérieur, même si l’enveloppe externe semble plus ou moins intacte. »

Comment mieux préserver la santé physique et mentale des salariés ? Ce sera le thème développé par Olivier Boche, Chargé de Mission à l’Association Régionale pour l’Amélioration des Conditions de Travail (ARACT).

Présentation: L'épuisement professionnel (4Mo) - Olivier BOCHE, Chargé de mission à l’ARACT

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