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Conférence fin de vie – 2 février 2016 - Discours d'accueil

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Bonsoir Mesdames et Bonsoir Messieurs, Cher Amis,

Parler de LA FIN DE VIE c’est d’abord parler de la vie … qui passe
C’est parler de la vie émotionnelle des familles,
Lorsque BB pointe le petit bout de sa frimousse à sa naissance, c’est l’immense bonheur !
Tout est en joie. Tout est lumière !
Mais la vie a une fin, programmée dans nos gènes. … et ce sont de toutes autres émotions qui sont vécues.
« Les vieux ne parlent plus ou alors seulement parfois du bout des yeux, …
Les vieux ne bougent plus
Leurs gestes ont trop de rides
Leur monde est trop petit,
Du lit à la fenêtre, puis du lit au fauteuil et puis du lit au lit »
comme le chantait si bien Jacques BREL »

Avec l’âge, la conscience disparait au profit des pertes cognitives…
Et c’est la grille GIR qui  mesure le peu d’agilité qui nous reste…
Ces pertes sont douloureuses, sur le plan physique, mais surtout sur le plan moral… parce qu’avec le temps qui passe, le lien social se dissout parce que nos proches sont déjà partis, parce que nos  amis qui passaient prendre des nouvelles, sont eux aussi coincés sur leur lit médical, ou déjà partis…
Entendre à chaque visite son parent vous exprimer : « si tu savais comme j’en ai marre … ! » Est aussi très douloureux pour l’entourage familial… un entourage familial qui en bave – permettez-moi cette expression – lorsque les maladies dégénératives ont soustrait la conscience de ceux que nous aimons. Nos forces physiques et morales se dérobent malgré l’amour que nous portons à nos parents.

La fin de vie peut aussi nous surprendre, nous prendre de court parce qu’elle arrive par accident, par la maladie, par le suicide. Et encore une fois, c’est une immense émotion de chagrin qui nous envahit pour des mois, des années. Difficile de faire son deuil, une autre épreuve pour retrouver la vie.

Parler des douleurs des personnes qui sont conscientes ou non qui vivent leurs derniers instants, entendre, comprendre, accueillir leurs derniers souffles… sont autant d’émotions de chagrin, de peur… difficile à contenir, d’ailleurs ; faut-il les contenir ou bien libérer la parole ?

Connaitra-t-on un jour, ce que pense celui ou celle qui n’a plus de communication compréhensible…. Comment déchiffrer le message de ses yeux hagards – sans expression d’empathie – ?
Comment décrypter « cette parole : tu vois : elle a attendu que tu reviennes d’Australie pour mourir ?

Parler de ces douleurs-là, c’est le sujet de cette conférence de ce soir.
Et, c’est pendant que notre « raison » est encore au rendez-vous, qu’il faut en parler,
Qu’il faut réfléchir aux décisions qui seront nos décisions, nos choix le moment venu.
Sur le plan légal, la loi Léonetti vient d’être amendée… Le parlement a voté la semaine dernière, le 27 janvier, de nouvelles dispositions dans la loi CLAEYS-LEONETTI.

Comprendre cette nouvelle loi, répondre à vos questions, ce sont les objectifs de cette conférence,
Pour cela que nous avons fait appel au Docteur Francine MOREAU Responsable de l’unité de soins palliatifs de l’hôpital Camille GUERIN de Châtellerault et à Monsieur Rudy GUILLAUDAT, Psychologue, qui fait partie de cette unité de soins palliatifs.

Madame MOREAU, Monsieur GUILLAUDAT, je tiens à vous remercier chaleureusement pour votre participation, bénévole, ce soir. Je tiens à le souligner.
Votre générosité et votre engagement à l’égard des familles nous touche et nous vous en sommes gré.
Pour vous remercier Je vous demande de les applaudir.

Docteur MOREAU, je vous donne la parole pour nous éclairer sur ces nouvelles dispositions de soins en fin de vie.

Guy PAILLIER
Président

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